Fatigue entrepreneuriale : survivre à la saison morte au Québec

Annie Bahl
Jan 24, 2026Par Annie Bahl

Fatigue entrepreneuriale : survivre à l'hiver au Québec

Saviez-vous qu'au Québec, on a un mot pour la fatigue de l'hiver ? L'écœurantite. Ce moment en fin janvier où t'en peux plus. Du froid, du gris, de tout.

Les entrepreneurs québécois vivent leur propre version : l'écœurantite entrepreneuriale. Cette fatigue spécifique touche près de la moitié d'entre nous pendant la saison morte hivernale.

Le Baromètre des affaires de la FCEI le confirme chaque année : janvier et février marquent le creux de confiance pour les PME québécoises. La demande chute. Les revenus baissent. C'est structurel.

Ce n'est pas le travail qui fatigue. C'est le jonglage impossible. Entre ce qu'on vous dit de faire (croître) et ce que vous vivez vraiment (survivre). Entre bâtir pour demain et tenir jusqu'au printemps.

Il y a même une journée pour ça : Blue Monday. Le troisième lundi de janvier, reconnu comme le jour supposément le plus déprimant de l'année.

Mais pour les entrepreneurs québécois, ce n'est pas juste un lundi. C'est un symbole. Le moment où la fatigue hivernale, la pression financière et le manque de lumière se rencontrent. Le jour où on réalise que l'hiver est encore long. Très long.

Imaginez-vous au Québec en plein mois de janvier ?  Le mois où même le soleil abandonne. Noir à 17 h 00. Gris toute la journée. Blanc sale et glissant partout sur la chaussée.

Vous fermez votre ordinateur dans le noir. Vous l'avez ouvert dans le noir ce matin. Entre les deux, vous avez essayé de créer quelque chose qui ressemble à de la lumière. Mais comment allumer quelque chose en soi quand dehors, tout est éteint ?

EN RÉSUMÉ (30 SECONDES)

  • L'écœurantite entrepreneuriale touche près de 50% des PME québécoises en janvier-février (saison morte + manque de lumière)
  • Cas vécu : la semaine de Clara, propriétaire d'un cabinet d'esthétique.
  • 6 signes d'alerte : surcharge émotionnelle, déconnexion des solutions, liste sans fin, perte de pause, noirceur intérieure, impression de sur-place
  • Le vrai problème : jongler entre mode croissance et mode survie en même temps
  • La solution : hiverner consciemment (choisir la survie sans culpabilité)
  • 3 gestes concrets : 2 plages protégées, politique d'annulation claire, déposer ce qui est trop lourd
Saison morte entrepreneuriale au Québec : jongler entre survie et croissance épuise. Comment hiverner sans culpabilité et protéger son énergie.

Blue Monday et la réalité entrepreneuriale : au-delà du mythe

On vous dit que le Blue Monday est une invention marketing. Mais pour Clara, entrepreneure en esthétique sur la Rive Nord de Montréal, ce lundi-là en janvier 2026 n'avait rien d'inventé.

Ce matin-là, elle a ouvert son agenda. Trois annulations. Une demande de rabais. Un courriel d'un fournisseur qui augmente ses prix. Et dehors, encore cette neige sale qui ne fond jamais.

Le Blue Monday n'est peut-être pas scientifique. Mais l'épuisement entrepreneurial de janvier et février, lui, est bien réel.

Selon une étude de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI), 42% des entrepreneurs québécois rapportent une baisse de revenus significative entre janvier et mars. Ce n'est pas dans votre tête. C'est dans les chiffres.

Pourquoi janvier et février au Québec fissurent les fondations entrepreneuriales

Janvier et février, ce sont les mois où les fondations craquent.
Dans les maisons, le gel qui fissure. Dans les corps, le manque de vitamine D qui creuse. Dans les business, ce qui tenait à peine se brise pour de vrai.
Vous n'êtes pas fatiguée de travailler. Vous pouvez travailler dix heures sur un projet que vous aimez et finir énergisée.

La fatigue entrepreneuriale invisible : le jonglage constant

Ce n'est pas le travail qui fatigue. C'est le jonglage.
Jongler entre ce qu'on vous dit de faire et ce que vous pouvez vraiment faire. Entre la croissance qu'on vous vend et la survie que vous vivez. Entre bâtir pour demain et tenir jusqu'au printemps.
Cette fatigue là, personne n'en parle. Parce qu'elle vit dans l'entre deux.
Comme janvier et février. Entre l'hiver qui s'éternise et le printemps qui ne vient pas.

L'histoire de Clara : quand la saison morte devient insoutenable

Cette semaine, j'ai parlé à Clara. Cabinet d'esthétique. Neuf ans d'expérience. Clientèle fidèle. Sur papier, elle réussit.
Mais quand elle m'a appelée, sa voix tremblait.

 Femme entrepreneure fatiguée dans son bureau :Fatigue entrepreneuriale : signes d'épuisement professionnel chez solopreneure

Je lui ai demandé comment ça allait. Elle m'a dit :

Annie… L'hiver est trop long. Le printemps, le retour des bikinis, c'est trop loin. Mes clientes n'appellent pas. C'est mort.

Elle m'a raconté sa semaine.

Les 6 signes de l'écœurantite entrepreneuriale

Lundi : La surcharge émotionnelle invisible
Les vitrines pleines de cœurs rouges. Saint-Valentin approche. Clara est divorcée depuis deux ans. Pas d'amoureux. Pas de souper.
Dans son cabinet, ses clientes parlent. Leurs chums. Leurs plans. Le resto réservé. Et Clara, elle en a ras le bol. Elle écoute. Elle sourit. Elle fait semblant que ça ne l'affecte pas. Mais ça l'affecte.

Signe #1 d'épuisement entrepreneurial  : Absorber les émotions des autres sans espace pour déposer les vôtres.

Mardi : La déconnexion avec les solutions marketing
Mardi matin 8h30 : Zoom avec un gars d'optimisation marketing. Il lui parle de tunnels. D'automatisation. De scaler. Elle hoche la tête, polie. Elle n'écoute pas vraiment. Mais dans sa tête… Mes clientes annulent à la dernière minute. Comment j'empêche ça ?
Et justement.
Le dong d'une annulation, quinze minutes avant le rendez-vous. Clara regarde l'écran. La case se vide. Et dans son ventre, ça se vide aussi.
Elle reste immobile une seconde. Le néon bourdonne. L'odeur de désinfectant remonte. Et elle calcule déjà.
Puis il y a eu l'auto. Un accrochage. 5 000 dollars.

Et là, elle a compris. Elle n'était pas fatiguée. Elle était à bout.

Signe #2 d'épuisement entrepreneurial : Les solutions extérieures vous semblent déconnectées de votre réalité concrète.

Puis elle a baissé la voix.

J'aimerais juste m'arrêter. Rentrer. Me réchauffer. Mais je ne peux pas. Parce que si je m'arrête, je ne sais pas si je pourrais me relever.

Mercredi : L'épuisement malgré une journée pleine
Milieu de semaine : Journée complète. Huit clientes. Elle finit à 19 h. Elle devrait se sentir heureuse. Mais la journée ne finit pas.
Il reste la comptabilité, les messages, les confirmations, les produits à commander, et la semaine prochaine à préparer.

Signe #3 d'épuisement entrepreneurial : Vous travaillez sans arrêt, mais la liste ne diminue jamais.

Elle m'a dit :

Annie, cette année, c'est tuff. Je rêve de plage et de soleil, mais je n'ai pas assez pour m'offrir une semaine tout inclus au Mexique, comme d'habitude.

Jeudi : La perte de pause et de joie
JEUDI : Elle réalise qu'elle n'a pas pris de vraie pause depuis vraiment longtemps. Pas un lunch assis. Pas un week-end complet.
Juste un tapis roulant.

Signe #4 d'épuisement entrepreneurial : Vous ne vous souvenez plus de votre dernière vraie pause.

Vendredi : La noirceur intérieure qui rejoint celle dehors
VENDREDI : Elle ferme à 20 h. Il fait déjà noir. Elle reste assise dans sa salle de soin, lumières éteintes. Pas parce qu'elle échoue. Parce que la noirceur dehors ressemble à celle en dedans.

Signe #5 d'épuisement entrepreneurial : Le manque de lumière extérieure amplifie le vide intérieur.

Elle m'a dit :

C'est la crisse de saison morte. Je ne sais plus quoi faire. Je me sens prise dans la slush.

Connaissez-vous cet état là ?

Celui d'être prise dans la slush, vos bottes s'imbibent, vos bas finissent mouillés, pis vous avez encore trois coins de rue à faire. Ouff !!!

Signe #6 d'épuisement entrepreneurial : Vous avancez, mais vous avez l'impression de faire du sur place.

Les deux modes incompatibles de l'entrepreneuriat hivernal
Clara est coincée entre deux modes.

Mode A : L'entrepreneure qui bâtit (impossible pour elle en hiver)
Long terme. Systèmes. Vision. Délégation. Celle qui voit le printemps venir.

Mode B : L'entrepreneure qui survit (la seule réalité)
Loyer. Factures. Annulations. Rabais. Celle qui est encore en plein hiver, avec des semaines devant elle.

Le problème : on vous demande d'être les deux en même temps
Un jour on lui dit : Fais croître ton cabinet. Le lendemain, une cliente annule. Une autre négocie. Une autre reporte à plus tard.

Et Clara se retrouve exactement là. Dans le milieu. Dans la glace.

Dans cet espace impossible, entre deux réalités qui ne se parlent pas.

EN RÉSUMÉ : La fatigue entrepreneuriale de janvier et février n'est pas un manque de discipline. C'est le résultat d'un jonglage impossible entre croissance (attendue) et survie (réelle) pendant la saison morte québécoise.

Traverser l'hiver entrepreneurial : 3 fatigues à nommer. Ce n'est pas juste la fatigue de travailler. C'est la fatigue de jongler.

1. La fatigue du manque de lumière (littérale et métaphorique)
Clara se lève dans le noir. Travaille sous des néons froids. Rentre dans le noir. Elle n'a pas vu le soleil depuis combien de jours ?

Et dans son business, c'est pareil. Pas de lumière au bout du tunnel. Pas de clarté sur où elle va. Juste ce gris. Ce brouillard.

Vous connaissez cette fatigue là.

  • Celle du manque d'évidence.
  • Celle du manque de vision.
  • Celle de ne plus voir où on va parce qu'il fait trop noir partout.

Le manque de vitamine D affecte directement la motivation, la concentration et l'énergie entrepreneuriale. Mais personne ne parle de cet aspect physiologique de la saison morte.

Un geste simple : 30 minutes de luminothérapie chaque matin 
(lampe 10 000 lux). Ça ne règle pas la saison morte, mais ça 
aide. Santé Canada recommande la luminothérapie pour le 
trouble affectif saisonnier (TAS), particulièrement fréquent 
au Québec pendant les mois d'hiver.

2. L'écœurantite entrepreneuriale : la fatigue culturelle québécoise
Au Québec, nous avons un mot pour cette fatigue. L'écœurantite d'hiver. Ce moment en fin janvier où t'en peux plus. Du froid. Du gris. Des tempêtes. De gratter ton char plein de neige. De marcher sur des trottoirs glacés.

Clara vit la version business.

Elle en a marre de la saison morte qui s'étire. De compter chaque dépense quand les clientes n'appellent pas. De se faire annuler quinze minutes avant un rendez-vous. De sourire pendant qu'elle s'inquiète. De porter tout, seule. De voir la vie des autres réussir sur Instagram pendant que vous comptez vos derniers sous.

Elle tient. Mais elle n'en peut plus. Et pourtant, elle tient.

Stress financier entrepreneur : gérer les finances pendant la saison morte

3. La fatigue de calculer sans arrêt
Clara calcule tout le temps. Comme déneiger. Tu pelles ton entrée. Deux heures après, il neige encore. Tu rappelles. Ça ne finit jamais. Elle calcule. Combien dans le compte ? Moins le loyer du cabinet. Moins l'électricité, qui a explosé cet hiver. Moins les produits. Moins son propre loyer.

Combien reste-t-il ?

Pas assez pour respirer. Juste assez pour tenir jusqu'au prochain paiement. Ce n'est pas de la gestion financière. C'est pelleter une tempête qui ne finit pas.

Janvier et février : l'entre-deux absolu

Pourquoi la fin janvier et février sont si violents, parfois ? Parce que c'est les mois de l'entre-deux.

Ni la magie de décembre : les lumières, le calendrier plein, la chaleur humaine. Ni la promesse d'avril : le dégel qui s'installe, l'air qui change, l'idée que ça revient. Juste le milieu. Le ciel bas. Les bancs de neige sales. Et cette impression que ça ne finira jamais.

Économiquement, c'est pareil. Les revenus forts sont derrière. Les factures sont là. Et les clientes attendent plus tard. Mais vous, vous ne pouvez pas attendre. Parce que les factures de mars arrivent quand même, et le loyer aussi.

Vous avancez sur un lac gelé. Vous ne savez pas si la glace va tenir. Et vous avancez pareil.

Hiverner son entreprise : tenir sans performer pendant l'hiver entrepreneurial. Marcher sur un lac gelé métaphore.

L'entrepreneur du milieu : quand ce qui craque, c'est le sens

Et c'est là qu'une entrepreneure comme Clara craque. Trop établie pour abandonner. Pas assez rentable pour être confortable. Ce n'est pas un échec spectaculaire. C'est plus pernicieux.

Comme le verglas. Ça s'accumule lentement. Ça pèse. Et un jour, quelque chose craque. Souvent, ce qui craque en premier, ce n'est pas le business. C'est le sens.

POUR ALLER PLUS LOIN

Si vous reconnaissez ces signes d'épuisement, je vous invite à lire mon article sur la pression entrepreneuriale, cette réalité quotidienne qui, mal gérée, mène au burnout. [Lien vers votre article sur la pression]

EN RÉSUMÉ

Les trois fatigues entrepreneuriales de janvier et février (manque de lumière, écœurantite, calcul constant) ne sont pas des faiblesses. Ce sont des réponses normales à une situation anormalement difficile : la saison morte hivernale québécoise.

Conscientiser : nommer la vraie fatigue entrepreneuriale
Je lui ai dit ce que je vous dis.

Ce n'est pas votre stratégie qui est mauvaise. Ce n'est pas vous qui manquez de discipline. C'est l'hiver. C'est la saison morte. C'est l'hiver entrepreneurial qui dure trop longtemps. C'est l'entre-deux qui est devenu insoutenable.

Alors, qu'est-ce qu'on fait ?

Étape 1 : Arrêter de faire semblant
On nomme la vraie fatigue. Pas je suis fatiguée. Mais je jongle. C'est la saison morte. J'ai l'écœurantite entrepreneuriale. Et c'est normal, et surtout, ceci revient chaque année. Nommer, c'est déjà enlever un manteau mouillé.

Étape 2 : Choisir consciemment un mode (permission accordée)
En février, vous avez le droit de choisir la survie. Consciemment. Sans culpabilité. Survie ne veut pas dire abandon. Ça veut dire hiverner. Vous réduisez l'essentiel au possible. Vous protégez votre énergie et votre santé. Vous tenez le feu bas. Vous traversez.

Comme un arbre en février. Il ne performe pas. Il tient. Il conserve. Il attend.

Janvier au Québec : impact du manque de lumière sur les entrepreneurs. saison morte. difficulté entrepreneur

Solutions concrètes pour hiverner votre entreprise sans culpabilité

Et pendant que vous hivernez, vous pouvez aussi faire un geste simple, concret. Un geste qui enlève de la pression tout de suite.

Geste 1 : Deux plages protégées dans votre semaine
Choisir deux plages protégées dans votre semaine, même petites. Une pour respirer. Une pour rattraper. Ces plages sont sacrées. Elles ne bougent pas pour un client. Elles ne se négocient pas pour une urgence. C'est votre espace d'hibernation consciente.

Protéger son temps entrepreneur : bloquer des plages sacrées pour respirer.  Solutions concrètes pour hiverner votre entreprise sans culpabilité.

Geste 2 : Une phrase claire pour les annulations
Écrire une phrase claire pour les annulations, sans vous excuser. Par exemple : Je confirme votre rendez-vous. En cas d'annulation à moins de 24 heures, des frais s'appliquent. Merci de votre compréhension. Ce n'est pas pour être dure. C'est pour arrêter de geler.

Geste 3 : Déposer ce qui est trop lourd
Vous n'avez pas besoin de tout régler aujourd'hui. Vous avez besoin de rentrer. De vous réchauffer. De déposer. Parce qu'à un certain point, rester seule avec ce qu'on ressent devient plus lourd que parler.

Parfois, c'est la saison morte. Parfois, c'est l'agenda troué. Parfois, c'est une semaine de merde. Et au milieu de tout ça, on vous demande quand même d'être inspirée. Stratégique. Rayonnante. Performante.

Retrouver un appui quand tout devient trop dense à porter

Alors la vraie question n'est peut-être pas comment tenir encore en 2026. Mais plutôt où retrouver un appui quand tout devient trop dense à porter dans votre travail, dans vos vies, dans vos entreprises.

Accompagnement coach affaires Québec pour entrepreneur épuisé

L'espace que je tiens pour vous
Je tiens cet espace là. Un espace simple. Un espace chaud. Un espace vrai.

Dans cet espace, on ne cherche pas à vous transformer en machine. On cherche à vous redonner du sol. Une saison à la fois. Une décision à la fois. On clarifie ce qui est urgent, ce qui est important, ce qui peut attendre. On simplifie votre semaine. On priorise. On choisit une action qui protège vos revenus, et une action qui protège votre énergie. Puis on respire.

Comment ça fonctionne
Vous pouvez arriver avec votre réalité. Vos chiffres, vos trous dans l'agenda, vos annulations, vos peurs. Je vous aide à mettre des mots clairs, puis à bâtir un plan qui tient dans votre vraie vie.

Une courte rencontre gratuite de 30 minutes suffit parfois pour retrouver un cap. Si vous voulez déposer un peu, écrivez-moi. [Lien vers votre page contact]

FAQ : Survivre à la fatigue entrepreneuriale et à la saison morte

Qu'est-ce que l'écœurantite entrepreneuriale ?
L'écœurantite entrepreneuriale est la version business de l'écœurantite hivernale québécoise : ce moment en fin janvier où vous n'en pouvez plus. Plus du froid, du gris, des annulations, de calculer chaque dépense, de jongler entre croissance et survie. C'est une fatigue systémique propre à l'hiver entrepreneurial au Québec, amplifiée par le manque de lumière et la saison morte économique.

Comment différencier fatigue entrepreneuriale normale et burnout ?
La fatigue normale disparaît après le repos ou une fin de semaine complète. Le burnout entrepreneurial persiste même après une nuit de sommeil. Signes clés : vous calculez constamment (même la nuit), vous n'avez pas pris de vraie pause depuis des mois, vous vous sentez vide malgré une journée pleine, la joie a disparu de votre travail, et les solutions extérieures vous semblent déconnectées de votre réalité.

Dois-je continuer à faire croître mon entreprise en janvier et février ?
Non. En pleine saison morte, vous avez le droit de choisir consciemment la survie. Hiverner ne signifie pas abandonner. Cela signifie protéger votre énergie, réduire à l'essentiel, tenir le feu bas et traverser. Comme un arbre en février : il ne performe pas, il tient. Il conserve son énergie. Il attend le printemps sans culpabilité.

Que faire quand les annulations clients s'accumulent en hiver ?
Établissez une politique d'annulation claire : En cas d'annulation à moins de 24 heures, des frais s'appliquent. Merci de votre compréhension. Ce n'est pas pour être dure, c'est pour arrêter de geler financièrement. Bloquez aussi deux plages protégées par semaine : une pour respirer, une pour rattraper. Ces plages ne se négocient pas.

Hiverner son entreprise, qu'est-ce que ça veut dire concrètement ?
Hiverner signifie réduire volontairement vos exigences pendant la saison morte. Vous ne cherchez pas à croître, juste à tenir. Vous protégez vos revenus ET votre énergie. Vous déposez ce qui est trop lourd. Vous choisissez une action par jour maximum. Vous acceptez que janvier, février et mars ne soient pas des mois de croissance. Et vous attendez le dégel, sans culpabilité.

Comment reconnaître si je suis en mode survie ou en mode bâtir ?
Mode Survie : court terme, réaction aux urgences, calcul constant. 
Mode Bâtir : long terme, investissement, systèmes. Le problème ? 
On vous demande d'être en mode Bâtir alors que vous vivez en mode Survie. La solution : choisir consciemment le mode Survie en janvier-février, sans culpabilité. C'est structurel, pas personnel.

À quel moment devrais-je demander de l'aide en tant qu'entrepreneur ?Quand rester seule devient plus lourd que parler. Quand vous calculez 
même la nuit. Quand vous ne vous souvenez plus de votre dernière pause. 
Quand la noirceur dehors rejoint celle dedans. Un appel de 30 minutes 
peut suffire à retrouver un cap. Note : En cas de crise ou détresse psychologique, consultez d'abord un professionnel de la santé mentale.

À propos d'Annie Bahl
🌟 Guide et Doula d'affaires, entrepreneure depuis 30 ans, je travaille au cœur des transitions entrepreneuriales, là où la clarté revient naturellement et où la direction émerge d'elle-même. Quand l'ancien système tombe, quelque chose de nouveau cherche à naître. J'accompagne les entrepreneur(e)s dans cet entre-deux avec une approche humaine et profondément respectueuse du rythme unique de chacun.e.

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Expressions québécoises

« Chum » est un anglicisme très courant au Québec, qui signifie principalement ami, copain, mais aussi, dans un contexte amoureux, petit ami, amoureux ou conjoint.
« Scaler » (issu de l’anglais to scale) signifie principalement faire croître une entreprise ou un projet de manière efficace et rentable, en augmentant son activité (chiffre d'affaires, clientèle) tout en gardant un modèle économique solide.
« Tuff » est une variante orthographique familière de l’anglais « tough », qui signifie robuste, résistant, solide, dur, coriace, pénible, difficile.
« Crisse » Juron québécois exprimant une émotion forte, par exemple la colère, l'étonnement ou l'admiration.
« Slush » est un mélange inconsistant de neige partiellement fondue et d'eau, souvent mélangé à du sel, du sable et des saletés de la chaussée, formant une boue glissante pendant l'hiver ; c'est un anglicisme courant au Québec.
« Écoeurantite » est un terme québécois informel pour dire dégoût, exaspération ou ras-le-bol, un synonyme direct étant l’écœurement ; d’autres synonymes pour l’idée d’être écœuré sont : dégoûtant, répugnant, nauséabond, révoltant, décourageant. Le mot vient de « écœurant », qui peut aussi signifier « très bon » (au Québec) ou « très mauvais » selon le contexte.
« Char » Au Québec, un char est un terme familier et très courant pour désigner une voiture ou une automobile.

© 2026 Annie Bahl | Guide d'affaires stratégique | Formatrice agréée CPMT | Doula d'affaires